Archive de janvier, 2008

 

3 questions à … Francis Lintanff

jan 31, 2008 in Vie du festival

francislintanff.jpgFrancis Lintanff
Directeur de la Santé, Poissy, Fresnes, Fleury-Mérogis
Puis directeur de l’ENAP, directeur régional des Services pénitentiaires à Dijon et en dernier lieu inspecteur des services pénitentiaires.Actuellement consultant à l’étranger sur la modernisation des prisons.

1) Francis Lintanff, vous avez exercé des responsabilités comme directeur d’établissements pénitentiaires, à la Santé et à Fleury-Merogis. Dans votre expérience personnele, quel est le changement le plus important , celui qui vous a marqué,intervenu dans les prisons ces trente dernières années ?

“Il serait difficile de limiter à un seul point les changements qui ont marqué cette institution au cours des trente dernières années. Je retiendrai donc trois axes qui ont, à mes yeux, fait évoluer fortement l’administration pénitentiaire:
-La réforme dite de “1975″ , mise en oeuvre après les mutineries violentes survenues dans les prisons françaises au cours de l’été 1974 ) cette réforme a porté sur l’ensemble des mesures touchant à l’exécution des peines pour permettre au détenu de devenir progressivement un sujet de droit. Dans la pratique, les détenus ont bénéficié de mesures nouvelles mesurestendant à améliorer leurs conditions de détention: libre accès à la presse et à la radio, suppression de la limitation des correspondances échangées avec la famille, assouplissement du régime disciplinaire, création des entres de détention dont le régime libéral favorise la vie collective et l’ensemble des activités qui s’y attachent. Cette réforme a également encouragé l’instauration d’un nouveau type de relations entre détenus et personnels pénitentiaires, basé sur l’échange et le respect mutuel. (antérieurement le silence était la règle).

- Dans les années qui ont suivi, le Juge de l’Application des Peines (J.A.P.) s’est progressivement installé au coeur du dispositif d’exécution des peines, permettant ainsi de développer certaines modalités d’exécution de la peine telles que la semi-liberté, le placement à l’extérieur, la libération conditionnelle et les permission de sortie. Parallèlement, ce magistrat s’est trouvé investi dans le développement des actions en milieu ouvert aujourd’hui assurées par les services pénitentiaires d’insertion et de probation ( S.P.I.P.), composante significative de l’institutionpénitentiaire.

- Au cours des vingt dernières années, l’ Administration Pénitentiaire s’est fortement engagée dans un processus de décloisonnement en direction de partenaires institutionnels et associatifs. Ces partenariats nouveaux ont eu pour effet de favoriser le développement des activités sportives,culturelles, de travail et de formation, ainsi que la prise en charge sanitaire des détenus.

2) L’ état des prisons françaises est dénoncé dans de nombreux rapports.
A votre avis, en matiere de réforme pénitentiaire, quelle devrait être la priorité?

“L’état de nos établissements, tel qu’il a été décrit, notamment par les commissions d’enquête parlementaires, résulte très directement de l’insuffisance chronique des dotations budgétaires allouées au Ministère de la Justice. Les efforts consentis au cours des dernières années ne suffiront pas à combler le retard accumulé, tant au plan de la maintenance et de la rénovation du parc immobilier ancien qu’en matière de constructions nouvelles.
Un programme de construction de 13 000 places nouvelles est en cours d’exécution, il serait judicieux d’en assurer la reconduction.”

3) Bresson, Renoir ou Steve mac Queen? Indiquez quelles sont vos préférences cinématographiques : Un condamné à mort s’est échappé”, ” la règle du jeu”
ou “la grande évasion “?

Ma préférence : Un condamné à mort s’est échappé.

3 questions à … Daniel Karlin

jan 31, 2008 in Vie du festival

danielkarlin.jpgDaniel Karlin, c’est un nom, souvent associé à celui de Tony Lainé, psychanalyste avec qui il écrit “ La raison du plus fou (1970) et réalise de nombreux films. C’est aussi une voix, qui inaugure à la télevision un mode d’interview engagé et empathique, reconnaissable entre toutes. Récompensé par un sept d’or en 1992 pour sa série documentaire “ justice en France “, Daniel Karlin a siégé à la haute autorité de la Communication (qui s’appelera plus tard le C.S.A ) et revendique toujours son indépendance d’esprit.

1°) Daniel Karlin, vous avez réalisé pour la télévision ” Justice en France ” au début des années 90. Pourquoi vous êtes vous intéressé à ce sujet et quels obstacles aviez vous rencontré à l’époque pour réaliser ces six films sur la justice?

« L’amour en France », diffusé en 1990, se terminait par les deux épisodes de « Radiographie d’ un meurtre », portrait d’ un condamné à perpétuité détenu à Fresnes, débouchant sur une réflexion autour d’une affaire criminelle. Tony Lainé, Philippe Boucher, Rémi Lainé et moi avions considéré que la Justice était passée totalement à côté d’ une histoire terrible, qui sans doute aurait connu un aboutissement très différent devant une autre juridiction et avec la participation d’autres défenseurs. Ce sentiment d’une relativité exagérée du fonctionnement de l’ institution judiciaire, et le constat de mon ignorance des fondamentaux de la Justice française, m’ ont donné envie de présenter à mes concitoyens un panorama des diverses instances judiciaires de notre pays. Séduit par le projet, Pierre Arpaillange, ministre de la Justice a pris le risque de me laisser tourner où je voulais “ ce dont je lui suis d’autant plus reconnaissant qu’il ne l’a pas fait pour m’être agréable, mais pour « faire connaître aux Français le fonctionnement de leur Justice». On ne s’étonnera pas, que dans ces conditions, je n’ ai pas rencontré de résistances considérables à l’intérieur de l’institution. Le seul problème auquel j’ai été confronté a été l’opposition déterminée de Pierre Truche, alors Procureur Général de Paris, à nous laisser filmer les audiences de flagrant délit dans la capitale, pour des raisons qui restent à déterminer. Sinon, tous les hauts magistrats que j’ai rencontrés, dont le Président de la Cour de cassation, le directeur de l’administration pénitentiaire, le directeur de la Protection judiciaire de la Jeunesse (alors dite Education surveillée), se sont déclarés très favorables au projet et m’ont laissé tourner dans les conditions que je réclamais partout où j’ai voulu, dans les tribunaux, les prisons et les institutions pour la jeunesse. Car c’ est moi qui ai décidé de masquer le visage de trois ou quatre mineurs dans « Les enfants du juge Véron » (4 films de 90 minutes), et de ne pas citer les noms des jurés au générique de « La justice passe » (2 films de 90 minutes sur le suivi intégral de l’instruction et du procès dans une affaire criminelle à Lille).

2°) Un débat traverse les milieux judiciaires et médiatiques sur l’opportunité d’ouvrir les tribunaux français aux caméras de télévision. Qu’en pensez vous ?

Je suis pour ouvrir les tribunaux français aux caméras de télévision, dans des conditions et selon un calendrier à définir. Je préconise la création dans un premier temps d’ une chaîne câblée inspirée de la chaîne américaine « Court TV », à qui on laisserait l’exclusivité des retransmissions de procès pendant un an par exemple, à charge à elle de laisser d’autres chaînes se brancher sur son signal, là encore dans des conditions et selon des modalités à définir. Un cahier des charges extrêmement rigoureux, surveillé par un comité d’ éthique composé de personnalités incontestables, lui ferait obligation de retransmettre les procès dans leur intégralité et en direct et de donner aux téléspectateurs une vue d’ensemble de la justice civile et pénale. Je ne mésestime pas les difficultés éthiques, juridiques et techniques d’ un tel changement, mais il est absolument nécessaire selon moi de redonner tout son sens à l’expression « publicité des débats », fondement d’une justice démocratique dont la revendication fut un des grands combats de la Révolution française.

3°) Le procès d’Outreau a fait surgir la nécessité de reformes profondes de la justice. Quelle est la principale réforme à effectuer selon vous ?

Laissons de côté la procédure : la française a ses qualités et ses défauts, comme l’anglaise ou l’américaine, qui permettent globalement de bien rendre la justice. Pour le reste, il n’ y a pas de « principale réforme », car tout est à revoir. Le recrutement des magistrats, leur formation, leur nombre et les moyens dont ils disposent. La réalité de leur indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif, la nécessité qu ils soient responsables de leurs actes et de leurs décisions devant la nation. Mais encore la formation et l’ information des citoyens quant au fonctionnement de leur justice, pour lesquelles la publicité réelle des débats abordée au point précédent, est elle aussi une réforme urgente et indispensable. Et encore le coût réel pour les justiciables d’ester en justice et de se défendre contre tous les abus de pouvoirs, publics ou privés.

3 QUESTIONS à……Barbara Villez

jan 28, 2008 in Vie du festival

Barbara Villez est la présidente du jury du festival 2008.
Professeur des universités à Paris 8, Barbara Villez a publié « Séries
télé, visions de la justice » et collabore avec Antoine Garapon, à
l’Institut des Hautes Etudes sur la Justice ( IHEJ) à Paris.

1) Barbara Villez, Vous avez étudié la représentation de la justice dans les séries américaines. Comment expliquez vous l’ engouement du public pour ces séries ?

“La structure des séries télé des vingt dernières années (période connue aux Etats-Unis sous le nom de Quality TV), est basée sur des scénarios à récit ouvert, une trame narrative complexe qui se poursuit et se développe au fil des épisodes. L’implication de réalisateurs et d’acteurs connus font que le public entre facilement dans le jeu des séries et se fidélise. Le fait que, depuis longtemps, les scénaristes des séries judiciaires ont souvent une expérience personnelle des professions juridiques font qu’ils posent des questions pertinentes sur le fonctionnement du système judiciaire réveillant la curiosité des téléspectateurs. ”

2) Si la connaissance de notre système judiciaire passe d’abord par les images de télévision, quels en sont les principaux effets ?

“Aujourd’hui nous avons tous une culture visuelle. Les messages passent plus vite par l’image et on arrive à transmettre des informations bien plus complètes et plus complexes. La télévision est un outil extrêmement efficace qui a démocratisé la
diffusion de connaissances. Elle est parfaitement adaptée à cette culture visuelle. Les problèmes se créent lorsque les informations sur la justice sont trop brièvement traitées, voire erronées, donnant ainsi une fausse idée du système judiciaire en France. Les chaînes diffusent depuis longtemps des émissions américaines sur la justice ce qui produit un
brouillage de repères des citoyens français. Un effet positif en revanche de la diffusion de ces séries importées est d’avoir créé un engouement dans le public car la curiosité est la condition sine qua non de tout apprentissage.”

3) Vous avez suivi les travaux de la commission parlementaire au sujet de l’affaire d’Outreau. A cette occasion, les spectateurs ont pu voir le fonctionnement et le dysfonctionnement du système. A votre avis, que peut on faire, plus largement, pour que les citoyens connaissent mieux leur justice?

“Les téléspectateurs ont surtout vu des images du dysfonctionnement du système pendant l’affaire d’Outreau car les étapes de la procédure n’ont pas été mises en images. Ils n’ont pu découvrir le travail du juge d’instruction dans cette affaire que lorsqu’il y avait des reportages sur les problèmes. Un effort existe en ce moment de diffuser plus de films documentaires sur la justice française. Mais le public continue à regarder les fictions judiciaires américaines et il serait utile d’attirer leur attention vers les différences. Il y a plusieurs façons de corriger la situation, mais dans un premier temps, il faut profiter des séries importées pour intéresser le public aux questions actuelles. Pourquoi ne pas faire suivre un épisode de série, diffusée à l’heure de grande écoute, par une émission où les différences entre ces deux systèmes (Common Law et Droit romano-germanique ; système américain et système français) seront révélées ?”

Infos pratiques

jan 24, 2008 in Infos pratiques

Tarif unique : 2€  sur place, pas de réservation

Parlement de Bretagne, accès Métro République - Parking Hoche

Maison du Champ de Mars, accès Métro Charles de Gaulle - Parking Charles de Gaulle

Renseignements : Arap : 02 23 20 43 28

Catalogue du festival

jan 23, 2008 in Catalogue du festival

Le catalogue du festival au format PDF - Acrobat Reader - Attention fichier volumineux !

Jury du festival

jan 18, 2008 in Jury du festival

Le jury décerne un prix de 3500 euros le samedi 9 février à 18 h 30 au Parlement de Bretagne.
Le film primé sera projeté le dimanche 10 février à 15 h 00 au Parlement de Bretagne.

- Barbara Villez (présidente) - Professeur à l’Université de Paris 8, membre de l’IHEJ
Auteur du livre « Séries télé : visions de la justice »
- Henry Podeur - Avocat honoraire
- François Ruffault - directeur départemental adjoint honoraire de la Protection judiciaire de la jeunesse
- Francine Segondat - Magistrate honoraire
- Francis Lintanff - Directeur régional honoraire des services pénitentiaires
- Olivier Ballande - Réalisateur, lauréat du festival « Images de Justice » 2006
- Hubert Budor - Réalisateur
- Marie-Laurence Delaunay - Productrice
- Daniel Karlin - Réalisateur

Grille de programmation

jan 18, 2008 in Grille de programmation

Grille téléchargeable en PDF - Acrobat Reader

Coups de projecteur

jan 18, 2008 in Coups de projecteur, Programmation du festival

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Moi Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère
Un film de René Allio
France, 1976, 2h05, fiction, Les films Arquebuse / Polsim Production / INA

Le 3 juin 1835, Pierre Rivière, un jeune paysan normand de vingt ans, égorge à coups de serpe sa mère, sa sœur Victoire et son jeune frère Jules. Il prend la fuite et erre plusieurs semaines dans les bois avant de se faire arrêter. A peine emprisonné, le meurtrier, que la plupart des témoins décriront comme un garçon au comportement étrange, voire sous les traits d’un idiot, entreprend la rédaction d’un épais mémoire, texte d’une stupéfiante beauté, véritable autobiographie dans laquelle il expose les raisons qui l’on conduit à son geste : délivrer son père des “peines et afflictions” que lui faisait subir son épouse depuis le premier jour de leur mariage… Criminel monstrueux ou “pauvre” fou ? Le débat opposera longtemps magistrats et psychiatres.

jeudi 31 janvier à 20h30, au Ciné-TNB
projection suivie d’un débat sur la folie criminelle et la politique pénale avec Catherine Herszberg, journaliste, auteur du livre « Fresnes, histoire de fous » (éditions du Seuil) et Marc Renneville, historien, directeur de publication du site Criminocorpus, auteur de “Crime et folie. Deux siècles d’enquêtes médicales et judiciaires.” Paris, Fayard

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Sur les traces du crime
un film de Philippe Pichon
France, 52 min.

l’’affaire « Dickinson », c’est le viol et le meurtre d’une jeune fille dans une auberge de jeunesse à Pleine-Fougères, l’ arrestation d’un vagabond, très vite innocenté grâce à l’analyse de l’ADN. Plusieurs années d’enquête seront nécessaire pour arriver à l’arrestation d’Arce Montes. Ce documentaire relate les difficultés de cette enquête menée en Bretagne et l’obstination d’un juge, confronté à la pression de l’opinion publique Britannique. Il pose la question de l’utilisation des nouveaux moyens d’enquête scientifique.

samedi 9 février à 11 h / Grand’Chambre Parlement de Bretagne

Philippe Pichon, Maître Hervé Rouzaud-Le Boeuf (avocat) et Michel Tanneau (journaliste, auteur du livre « l’affaire Dickinson, une enquête hors du commun »)
Animé par Stéphane Grammont, journaliste à France 3

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Le Beau combat
Un film de Jean Francois Pahun
France, 2006, 52 min., Sundeck Films / France 3 / Public Sénat / INA / Télé Brest

Après le naufrage de l’Amoco, les communes Bretonnes se regroupent pour obtenir réparation des dégâts écologiques. Le récit d’ une longue bataille judiciaire et de ses rebondissements dans les prétoires de la justice américaine.

samedi 9 février à 13h 45 / Grand’Chambre du Parlement de Bretagne

Projection suivie d’un débat avec Jean-François Pahun, Pierrick Perrin (président de Vigipol, syndicat mixte de protection du littoral breton) et Fabienne Fiasella (substitut général)

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Tête d’Or
Un film de Gilles Blanchard
France, 2006, 1h36, fiction, Pierre Grise Distribution
Interprètes/Cast : 26 détenus du Centre Pénitentiaire de Ploemeur et Béatrice Dalle.

Une adaptation d’un texte de Paul Claudel.
Simon Agnel, jeune idéaliste, rentre au pays après avoir parcouru le monde en vain. Il y retrouve Cébès qui lui déclare sa foi en l’homme fort qu’il est devenu. Simon réalise alors qu’il n’y a d’issue que d’explorer sans limites cette force en lui. Régicide, il devient Tête d’Or en conquérant le trône, impose un pouvoir absolu et meurt en voulant conquérir le monde. La fille du roi assassiné choisira de partager le destin de Tête d’Or.

Samedi 9 février à 15h 45 / Grand’Chambre du Parlement de Bretagne

Projection suivie d’un débat avec Gilles Blanchard

Films hors compétition

jan 18, 2008 in Films hors compétition, Programmation du festival

jugesenquete.pngLes juges mènent l’enquête
Un film de Mika Gianotti
France, 2006, 55 min., ACT Média Diffusion

Au Tribunal de grande instance de Lille, des juges et hommes de loi reviennent sur le traitement judiciaire réservé aux jeunes émeutiers de l’automne 2005. Au fil des dossiers, se dresse un autre portrait de ces jeunes.

mardi 5 février à 18h / Maison du champ de mars - Projection suivie d’un débat avec Mika Gianotti et François-René Aubry (substitut général près la cour d’appel de Rennes)

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nsida.jpgNisida, grandir en prison
Un film de Lara Rastelli
France, 2006, 1h20, Flight Movie

Sur l’île de Nisida, au large de Naples, une quarantaine de mineurs vivent en prison. Pour pouvoir être filmés, ils ont fabriqué des masques. Des cours à la salle de classe, dans les couloirs qui donnent sur la mer, ils cherchent à se définir et à dessiner leur « après » : subir, changer, reprendre le fil du passé, compter sur soi, compter sur qui ?

mercredi 6 février à 18 h / Maison du champ de mars - Projection suivie d’un débat avec Lara Rastelli et Jean-Pierre Valentin (Directeur régional de la Protection judiciaire de la jeunesse)

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Arrêts sur délits
Un film de Corinne Moutout
France, 2003, 1h15, Les Films d’Ici / Senso Films

A Savigny-sur-Orge, en Essone se trouve l’un des 43 Centres de Placement Immédiat (CPI), sous tutelle du Ministère de la Justice. Créés à partir de 1999 pour accueillir des mineurs délinquants récidivistes., ils se présentent comme une alternative à l’incarcération. On y pratique un traitement éducatif de la délinquance juvénile en vue de la réinsertion des jeunes, plutôt que des méthodes punitives et d’exclusion de la société. Le CPI de Savigny-sur-Orge héberge en permanence huit jeunes entre 16 et
18 ans pour des séjours de trois à six mois. Ils sont encadrés par 17 éducateurs et une psychologue. Qui sont ces mineurs délinquants ? De quoi est faite l’action éducative entreprise à leur égard ? La primauté de l’éducatif sur le répressif mérite-t-elle d’être décriée par une grande partie de l’opinion publique stigmatisant la montée de la délinquance juvénile?

jeudi 7 février à 18h / Maison du champ de mars - Projection suivie d’un débat avec Christian Belbeoch’ (Directeur régional adjoint de la Protection judiciaire de la jeunesse)

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L’INA-Atlantique présente:
Les enfants du juge Veron (Justice en France)
Un film de Daniel Karlin et Rémi Lainé
France, 1992, 1h23, Vf Films / France 5

Premier épisode d’une série de 4 épisodes sur la justice des mineurs, ce film tourné à Marseille nous entraîne à la rencontre du juge Patrick Veron et de ses enfants : Jean-David, Soihabadine, Rachida, Aurore. Ils ont tous entre 13 et 18 ans, se débattent entre mesures de placement et travaux d’intérêt général. Le juge Veron suit avec attention leurs avancées et leurs reculs, prend ses décisions dans l’intérêt de l’enfant.

vendredi 8 février à 16h / Maison du champ de mars - Projection suivie d’une table ronde avec Daniel Karlin, Remy Lainé, un représentant de la Protection judiciaire de la jeunesse et Samuel Luret (réalisateur)
Animé par Mathilde Lecomble, membre de Comptoir du Doc

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Juvenile Court
Un film de Frederick Wiseman
USA, 1973, 2h20, Zipporah Films

Dans les locaux du tribunal pour mineurs de Memphis, Tennessee. Frederick Wiseman filme le quotidien de la justice américaine. Il décrit l’équipe du Juge Turner qui travaille avec compétence et dévouement sur
des dossiers difficiles, parfois tragiques. Parents irresponsables, familles monoparentales dépassées, vols, violences domestiques, agressions sexuelles réelles ou supposées, agressions à main armée, trafic et usage de drogue, adolescents fugueurs… Le juge observe, interroge, écoute les témoignages, consulte les travailleurs sociaux, réunit des commissions… en essayant de ne pas pénaliser inutilement les jeunes délinquants. Wiseman nous entraîne au-delà d’une approche anecdotique du fonctionnement de la machine judiciaire et trente cinq ans plus tard, cette plongée dans un tribunal pour enfants continue à nous interroger sur l’immense responsabilité du jugement des hommes.

dimanche 11 février à 16h, salle de conférences des Champs Libres
dans le cadre de « Docs en stock au Musée », avec le Musée de Bretagne

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tetedor.jpg
Tête d’Or
Un film de Gilles Blanchard
France, 2006, 1h36, fiction, Pierre Grise Distribution
Interprètes/Cast : 26 détenus du Centre Pénitentiaire de Ploemeur et Béatrice Dalle.

Une adaptation d’un texte de Paul Claudel.
Simon Agnel, jeune idéaliste, rentre au pays après avoir parcouru le monde en vain. Il y retrouve Cébès qui lui déclare sa foi en l’homme fort qu’il est devenu. Simon réalise alors qu’il n’y a d’issue que d’explorer sans limites cette force en lui. Régicide, il devient Tête d’Or en conquérant le trône, impose un pouvoir absolu et meurt en voulant conquérir le monde. La fille du roi assassiné choisira de partager le destin de Tête d’Or.

Samedi 9 février à 15h 45 / Grand’Chambre du Parlement de Bretagne - Projection suivie d’un débat avec  Gilles Blanchard

Films en compétition

jan 17, 2008 in Films en compétition, Programmation du festival

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Caméras dans le prétoire
Un film de Rafael Lewandowski,
France, 2007, 52 min, Compagnie des Phares et Balises / chaîne Histoire

Du procès de Nuremberg au tribunal international de La Haye, ce film raconte la façon dont les caméras se sont introduites dans les audiences judiciaires. Faut-il filmer tous les procès? Entre une justice transformée en programme de télé-réalité et le nécessaire travail de mémoire et de pédagogie, quelle voie choisir?

Par ordonnance du 17 octobre 2007, le Tribunal de grande instance de Paris a autorisé la Compagnie des Phares et Balises à diffuser dans le cadre du documentaire “Caméra dans le Prétoire” des archives audiovisuelles extraites de l’enregistrement du procès de Klaus Barbie (1987) et du procès Paul Touvier (1994)

Lundi 4 février 20h30 / Grand ‘Chambre du Parlement de Bretagne - Projection suivie d’un débat avec Rafaël Lewandowski, Christian Delage et Jean-Luc Desport (substitut général près la cour d’appel de Rennes)

jeudi 7 février à 11 h / Maison du champ de mars

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Aux coeur des assises de Bastia
Un film de Olivier Pighetti,
France, 2007, 90 min, Piments pourpres productions

La cour d’assises de Bastia a donné une autorisation exceptionnelle pour filmer ce procès d’assises : Patrick Sartori, déjà condamné pour meurtre, est jugé pour un assassinat commis à Calvi, en Corse. Il est accusé d’avoir frappé un homme puis d’avoir jeté son corps dans le maquis. Vivant ou mort ? Entre les deux hommes, une femme que Patrick Sartori prétend avoir sauvée des coups de l’autre homme. La camera saisit des instants d’audience et relate l’affaire, avec des témoignages et des images d’archives, à la recherché d’une vérité judiciaire.

mardi 5 février à 17 h 45 / Grand’Chambre du Parlement de Bretagne - Projection suivie d’un débat avec
Olivier Pighetti et André Lourdelle (Conseiller à la cour d’appel de Rennes)
mercredi 6 février à 14h / Maison du champ de mars

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Rendez-moi justice
Un film de Denys Granier-Deferre,
France, 2007, 102 min, Maha productions / France 3

Le 27 juillet 1988, Céline Jourdan, 7 ans, est retrouvée violée et assassinée le long de la rivière qui longe le village de la Motte du Caire en Haute Provence.
Un Sdf, Didier Gentil est arrêté. Il désigne le tueur, Richard Roman, l’homme chez qui il séjourne, un ingénieur agronome qui a fui la société pour élever des chèvres dans la montagne. Après quatre ans d’instruction, le procès s’ouvre à Grenoble dans un climat passionnel. Les avocats de Gentil et Roman ont failli se faire lyncher par la foule du village lors d’une reconstitution du crime. Selon la presse, c’est le procès des barbares. Pour le village, cela doit être le procès de “l’indien” Richard Roman. Ce procès qui va durer 14 jours va faire surgir la vérité au cours de l’audience.
Ce documentaire-fiction retrace le déroulement du procès en mélangeant fiction, archives et entretiens.

mardi 5 février à 20 h 45 / Grand’Chambre du Parlement de Bretagne - Projection suivie d’un débat avec Denys Granier-Deferre et Yves Boivin (avocat général près la cour d’appel de Rennes)
mercredi 6 février à 16 h / Maison du champ de mars

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Profession Avocat
Un film de Joëlle et Michelle Loncol,
France, 2007, 52 min., 13 production / France 5

Le bon avocat a coutume de dire : ” préparer son dossier c’est commencer à plaider “. D’une affaire de divorce à la défense d’un client en assises, nous pénétrons dans un grand cabinet d’avocats lyonnais pour suivre le travail des avocats. Tout accusé est-il défendable ? Peut-on défendre l’innocence d’un coupable ? A ces questions, les avocats répondent avec humilité. Ils recherchent dans chaque affaire le socle juridique qui leur permettra de gagner mais la part d’humanité dans la relation à leurs clients est aussi déterminante.
Ce film fait partie d’une collection de trois épisodes.

mercredi 6 février à 17 h 45 / Grand’Chambre du Parlement de Bretagne - Projection suivie d’un débat avec Joëlle et Michelle Loncol et Maître Jean Bouessel du Bourg (bâtonnier du Barreau de Rennes)
mardi 5 février à 16h / Maison du champ de mars

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Outreau, autopsie d’un désastre
Un film de Jacques Renard
France, 2006, 90 min, Flach Film / LCP Assemblée nationale / France 5
Extrait

Un mort, 13 acquittés sur 17 accusés totalisant 26 années de détention préventive, des familles détruites, des carrières ruinées, des enfants déstabilisés, des parents disparus. Pourtant, au cours de ces cinq années, le discours des « Treize d’Outreau » n’a pas varié d’un iota. La même défense, la même résistance, la même innocence. Ils auront dû attendre et souffrir cinq ans pour être innocentés. Comment et pourquoi en est-on arrivé là ?
En partant des archives filmées de la commission parlementaire pour passer à celles des faits eux-mêmes et revenir à celles de cette commission. Ce film analyse sans parti-pris mais aussi sans faiblesse, « la mécanique » de cette erreur et ce qu’elle dit de notre société. Tant sur le plan de la justice, du contexte social ou médiatique du moment, que sur celui de l’humain.

mercredi 6 février à 20 h 45 / Grand’Chambre du Parlement de Bretagne - Projection suivie d’un débat avec  Hélène Trigueros, Sophie-Charlotte Gauthier, Isabelle Le Potier (juge d’application des peines) et Muriel Tabeau (directrice adjointe du centre pénitentiaire des femmes de Rennes)
vendredi 8 février à 11h / Maison du champ de mars


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Dernier retour en détention
Un film de Hélène Trigueros,
France, 2007, 52 min., Dynamo production / France 3 Bourgogne / La case de l’oncle Doc

Le parcours de Manon et Claire, incarcérées depuis quatre et cinq ans, sur le point de recouvrer la liberté. L’une a accompli la totalité de sa peine, l’autre bénéficie d’une sortie en conditionnelle. Témoignages intimes et spontanés, déroulant les événements du passé, l’expérience de la vie carcérale et les perspectives angoissantes inhérentes à l’approche de la liberté. Quelques semaines après, elles livrent leurs sentiments sur la liberté retrouvée.

jeudi 7 février à 17h 45 / Grand’Chambre du Parlement de Bretagne - Projection suivie d’un débat avec Hélène Trigueros, un juge d’application des peines et un représentant des services pénitentiaires
mardi 5 février à 14h / Maison du champ de mars

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Trouble peine
Un film de Sophie-Charlotte Gauthier,
France, 2006, 32 min., Editions du Réel
Extrait

Conçu, écrit et réalisé par un groupe de détenus de la maison centrale d’Ensisheim, ce film met en scène la parole de détenus incarcérés pour de longues peines. Ces hommes racontent comment ils vivent la prison. Ils évoquent avec force et dignité le difficile rapport au temps, la perte progressive des repères, mais aussi la sortie, comment elle est pensée, imaginée, investie, même si elle est, pour certains, encore lointaine.

jeudi 7 février à 17h 45 / Grand’Chambre du Parlement de Bretagne - Projection suivie d’un débat avec Sophie-Charlotte Gauthier, un juge d’application des peines et un représentant des services pénitentiaires
mardi 5 février à 14h / Maison du champ de mars

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A Côté
Un film de Stephane Mercurio,
Françe, 2007, 1h32, ISKRA / .Mille et Une. Films / Forum des images

À côté de la prison des hommes, à Rennes, il y a un lieu d’accueil pour les familles de détenus. On vient là avant et après le parloir. Et on revient. Toutes les semaines ; parfois trois fois par semaine. Et on attend. Espace parenthèse. Cela prend du temps. On arrive à l’avance, toujours. Quelques secondes de retard et la porte de la prison restera fermée. Les règles de la prison envahissent ce lieu, véritable sas entre le dehors et le dedans, où tout s’exacerbe : frustration, colère, espoir, désir, peur, passion. Un lieu qui résonne aussi de tout ce qui fait la prison. La prison en creux ; la vie sans l’autre. Mais sûrement pas à côté de la vie.

Jeudi 7 février à 20h 45 / Grand’Chambre du Parlement de Bretagne - Projection suivie d’un débat avec
Stephane Mercurio, Marie-Claire Guernalec présidente de Ti Tomm (accueil de familles de détenus) et Sylvie Le Rouzic (conseiller d’insertion et de probation)
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Aux Prud’hommes
Un film de Jenny Kéguiner,
France, 2007, 52 min., Quark productions / France 5

Conseils des Prud’hommes de Rennes. Ici défilent tous les types de contentieux du travail : licenciements abusifs, heures supplémentaires non payées, CDD à répétition ou harcèlement. Et toutes les professions sont concernées : pécheurs et agriculteurs, salariés de la grande distribution, gardes-malades, cadres bancaires ou petits patrons…En suivant les affaires avec les Conseillers patronaux et salariés, en parlant librement avec les avocats, les plaignants et les accusés, le film jette une lumière crue sur les rapports au sein de l’entreprise, et dessine les évolutions du monde du travail.

vendredi 8 février à 17 h 45 / Grand’Chambre du Parlement de Bretagne - Projection suivie d’un débat avec Jenny Keguiner, Olivier Trépart (président du Conseil des prud’hommes), Maître Gouranton (vice-président du Conseil des prud’hommes) et Maître Alain Guyot (avocat honoraire)

mercredi 6 février à 11 h / Maison du champ de mars

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La juge et les lascars
Un film de Samuel Luret et Jean-Thomas Ceccaldi,
France, 2006, 1h40, Morgane production / Ligne de front productions / Canal+
Extrait

En 2005, plus de 80 000 mineurs délinquants sont passés devant la justice. Une minorité de récidivistes, moins de 10% selon les statistiques, pose de vrais problèmes. Franck, Pierrick et Farid sont trois de ces mineurs multirécidivistes. Ils ont entre 16 et 18 ans, et, déjà, leur avenir est des plus incertains. Face à eux : la justice des mineurs, avec ses juges des enfants et ses éducateurs spécialisés de la PJJ - Protection judiciaire de la jeunesse - qui vont tenter, audience après audience, jour après jour, de donner des repères à des adolescents souvent sans limites et livrés à eux-mêmes.

vendredi 8 février à 20 h 45 / Grand’Chambre du Parlement de Bretagne - Projection suivie d’un débat avec Samuel Luret, Jean-Thomas Ceccaldi et Laurence Hamel (juge des enfants)
vendredi 8 février à 14 h / Maison du champ de mars